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Le Burundi cherche à réaliser une agriculture de marché

Le ministère burundais de l'Agriculture et de l'Elevage vient de lancer un Fonds Compétitif d' Investissement pour les Filières (FIF) pour transformer progressivement l'agriculture de subsistance en agriculture orienté vers le marché. « Si on ne parvient pas à donner un financement conséquent aux producteurs, il sera difficile de dire qu'on part d'une agriculture de subsistance vers une agriculture orientée vers le développement. C'est dans cette perspective que le ministère, en collaboration avec ses partenaires dont le Royaume de Belgique, a pu prendre cet axe de développement du Fonds Compétitif pour l’Investissement dans le secteur des Filières Agricoles », a expliqué la ministre de l'Agriculture et de l'Elevage, Mme Odette Kayitesi. Ce fonds cible la facilitation d'investissements productifs pouvant générer des revenus pour des familles rurales dans une approche alignée sur la Stratégie Agricole Nationale ainsi que sur le Programme National d'Investissement Agricole qui guident l'action du ministère de l'agriculture et de l'élevage ainsi que ses partenaires. Le fonds se concentrera principalement sur un nombre limité de filières, à savoir les filières maïs, lait, riz, banane ainsi que la filière semencière. Avec ce fonds, les agri-éleveurs pourront avoir un accès aux équipements pour des boutiques d'intrants agricoles de semences ou de médicaments vétérinaires. Ce sont par exemple les équipements liés à la mécanisation agricole, les équipements liés à l'irrigation agricole, à l’irrigation, à la fabrication des aliments de bétail, les matériels liés à la multiplication végétative des plants, et d’autres. Le fonds prévoit également la possibilité de soutenir des constructions et des investissements de production d'énergie hydroélectrique, éolienne et solaire qui peuvent être liés aux investissements prévus pour le développement des filières. La ministre Kayitesi a toutefois indiqué que l'approche est progressive et qu'à la longue tout le pays sera couvert. « Notre espoir, c'est que tout le Burundi soit couvert parce que c'est là qu'on pourra dire qu'on quitte l'agriculture de subsistance vers une agriculture orientée vers le marché », a dit Mme Kayitesi.
 
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